After Inside – Flayr

Bonjour,

C’est au cours de la soirée du Lundi 09 Novembre que s’est déroulé le 1er After Inside de l’année 2015-2016. Et nous avons eu le plaisir de rencontrer le CEO de @flayr Olivier Cotinat.

 

1 – Les After Inside

Créé il y a un an par @alexisMichel , le but est d’accueillir tout les mois un nouvel entrepreneur du numérique au sein de l’école de Management de Normandie (EMN). Durant une petite heure ce dernier présente son parcours, ses loisirs, activités, il se confie sur son envie d’entreprendre. Il a également l’occasion de répondre aux questions d’un intervenant sur sa start-up, boîte.

Il s’agit là d’une occasion de se retrouver, découvrir et partager des aventures ainsi que des conseils sur la création d’une entreprise. Observer les erreurs des autres pour éviter de faire les mêmes, comprendre le quotidien d’un entrepreneur pour pourquoi pas se lancer un jour 😉

Connaissant le principe et ayant déjà participé je voulais renouveler l’expérience. Pour le premier épisode de la saison 2 de l’ @afterinside je m’y suis rendu et j’ai eu l’agréable surprise de voir un amphi qui s’est rempli très rapidement. Voici le résumé de la soirée.

 

logo flayr
logo flayr

 

2 – FLAYR

Créé officiellement en 2007 le projet à vraiment commencé en 2010. Après avoir été salarié dans plusieurs société, Olivier Cotinat, s’est lancé dans l’entreprenariat avec des amis. L’objectif de Flayr est de faire le lien entre les réseaux sociaux et les achats notamment dans les secteurs produits de beauté ou vêtements. Si un utilisateur par le moyen de son réseau social indique que cet élément lui ai apprécié il lui sera proposé de l’acheter via l’application de Flayr.

Olivier Cotinat est également professeur aux Etats-Unis et en France, il a eu l’occasion de rencontrer énormément de personne, d’avoir des contacts et découvrir des profils très variés. Désirant recruter à l’époque personne ne croyait au numérique, donc se mettre dans une bonne posture pour rencontrer des jeunes était sa solution.

« J’ai étais entrepreneur très tôt, dès l’age de 8ans » nous informe Olivier. Son voisin désirant des jeux de combats sur sa console, il s’est mis à la programmation et a développé un petit jeu vendu au voisin et à son cousin. C’est à ce moment que tout a commencé. Après un diplôme obtenu, il a décidé de s’orienter vers une école de management pour un second. Il nous explique qu’à la sortie avec le diplôme on lui a remis une bande dessiné. Dans chaque case il y a toujours le même personnage avec une seule bulle : dans la première un jeune étudiant qui dit « un jour j’aurais ma boîte »; ensuite au fur et à mesure on le voit évoluer en sortant de l’école « un jour j’aurais ma boîte »; on le retrouve quelques temps plus tard salarié d’une entreprise et indique « un jour j’aurais ma boîte »; dans l’une des dernières cases il est accompagné de sa femme et de ses enfants et déclare « un jour j’aurais ma boîte »; finalement on voit un enterrement et une bulle sortir de terre « je l’ai enfin eu ma boîte ».

Après cette anecdote, Olivier confirme qu’il n’y a pas d’age pour entreprendre mais le meilleur moment c’est maintenant en s’adressant à nous. « Vous êtes jeune, sans enfants et étudiants. Vous avez l’habitude de vivre sans argent ». Il continue en indiquant que la vie n’est sensée être qu’une constante croissance « […] donc si vous gagné 5000€ vous vivez votre vie comme quelqu’un qui gagne 5000€. Revenir à 1000€ parce que vous montez votre entreprise est très compliqué ».

Sportif ayant joué à haut niveau au basket Olivier connaît très bien ce milieu, c’est pourquoi tout au long de son discours il nous a fait l’analogie entre l’entrepreneuriat et le sport notamment le foot. « Moi quand je suis devant le but je vise toujours la lucarne. J’ai un autre collègue il aura plus tendance à faire un plat de pied à ras-de-terre pour être presque sur que ça rentre ».

C’est avec cette phrase qu’il nous a expliqué l’importance de l’équipe : la COMPLÉMENTARITÉ. Il ne faut pas simplement choisir quelqu’un simplement parce qu’il s’agit de son ‘pote’ mais car c’est une personne avec qui on s’entend bien, on est capable de travailler ensemble et avec des caractères différents. Le but n’est pas de se battre à chaque choix néanmoins le discours, le débat est très important. C’est ainsi que naisse de très bonne idée. On retrouve ce point dans n’importe qu’elle statistique sur les start-up : les principales causes d’echec d’une startup.

 

AfterInside-Olivier
AfterInside-Olivier

 

Le rôle de l’équipe est revenu plus tard, Olivier en a profité pour donner avec des conseils à l’embauche et une citation « T’embauche pas des cons pour leur dire quoi faire, tu embauches des gens intelligents pour qu’ils te disent quoi faire ». Prendre des chieurs c’est pas spécialement plaisant mais l’avantage c’est que se sont des chieurs. Toujours à poser les questions embêtante, à vouloir la perfection chaque défaut peut être une qualité.

« Vous avez commencez avec des connaissances en informatique et management mais quand on doit développer notre start-up, c’est plus intéressant notamment pour les contacts d’avoir fait de grandes écoles? » questionna un étudiant présent dans la salle.

« Pour les contacts bien sur, c’est toujours un plus mais ce n’est que du réseau tout le monde peut en avoir, il suffit de discuter avec les personne qui nous entoure ». Néanmoins pour le reste Olivier ne semble par partager cet avis et il nous bien l’a démontré avec une anecdote. Alors qu’il donnait cours en France dans une grande école d’ingénieur, un collaborateur Américain était venu et s’est présenté de façon incroyable. Cet américain a indiqué qu’il aimait la France un très beau pays, et les étudiants de grandes écoles comme ici (ou il donnait cours) sont très intelligents et il était très content pour eux qu’à 21-22ans ils aient fait une prépa avec des calculs de fonction, des matrices… pendant qu’aux Etats-Unis à 20ans Mark Zuckerberg créa Facebook, à 21ans Larry Page et Serguei Brin inventèrent google.

Dans cette dernière partie, olivier raconte que le plus important c’est de foncer. « Les seules limites que l’on a sont celles que l’on se met à soi-même ». Lorsque l’on veut monter sa start-up il faut se confronter au monde réel. « Je vous conseille de aussitôt, sans attendre monter une première maquette, allez questionner les utilisateurs, mettez vous en situation ». L’itération fait parti de l’entreprenariat, il ne faut pas trop réfléchir et vraiment se lancer dès que l’occasion se présente. Par contre il ne recommande pas l’avis de la famille et des amis, certains seront trop gentils pour faire plaisir ou d’autres ne verront pas le marché la possibilité.

Suite à une question Olivier indique que la valorisation de l’entreprise peut se calculer avec des chiffres par rapport entre autres aux investisseurs, mais tout cela est théorique et pour lui la valorisation de l’entreprise se calcule entre l’offre et la demande.

Citations provenant d’Olivier :

« Si j’avais 5 millions comme ça…?! je vous ferais tous pitcher et j’en donnerai au cinq meilleurs. « 

« Le plus dingue en tant qu’entrepreneur c’est de voir votre application utilisée. Moi j’ai eu le cas dans le métro j’ai vu quelqu’un utiliser Flayr. C’est incroyable car ce n’est pas quelqu’un de la famille, ni un ami ou quelqu’un de la boîte »

« J’espère que j’aurais donné envie à certains d’entreprendre »

Voilà, c’est fini pour aujourd’hui je tiens encore à remercier l’EMN de nous avoir reçu, à l’incubateur Inside de l’EMN ainsi qu’à Olivier pour sa présentation constructive avec une touche d’humour de son parcours et sa start-up Flayr !

 

« Si vous n’avez pas honte de votre produit quand vous l’avez mis en ligne c’est que vous l’avez mis trop tard »

Kévin

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